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Mauvais traitements à la maison

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Y a-t-il des situations de mauvais traitements ou des actes de violence chez vous? Si oui, voici quelques points importants que vous vous devez savoir.

Il existe différents types de mauvais traitements. Les mauvais traitements consistent à recourir à la douleur, à la peur ou à l’humiliation pour obtenir ce que l’on veut. Les mauvais traitements peuvent être :

  • physiques — infliger une douleur en bousculant, restreignant, pinçant, secouant, giflant, frappant, étouffant, etc.
  • émotionnels ou psychologiques — insultes, menaces, mépris, humiliations et critiques.
  • sexuels — avances indésirables et inappropriées, attouchements sexuels, relation ou comportements sexuels forcés non consensuels.

Rien ne justifie les mauvais traitements. Il n’y a pas de mauvais traitements dans une relation saine. Un point c’est tout. Il est normal d’éprouver des sentiments intenses, mais il n’est pas normal de les exprimer en blessant les autres. Personne n’a le droit de maltraiter qui que ce soit. Et personne ne mérite d’être maltraité. Jamais.

Vous n’êtes pas à blâmer.

S’il y a de la violence chez vous, que ce soit contre l’un de vos parents, vos frères et sœurs ou vous-même, vous n’êtes pas à blâmer. La personne qui inflige des mauvais traitements ou qui est violente est responsable de ses actes.

Vous n’êtes pas seul. L’abus est un affreux secret dans de nombreux foyers. Beaucoup d’enfants et d’adolescents souffrent de mauvais traitements chez eux. Mais ce qui est encore plus important, c’est qu’il existe des gens qui peuvent aider. Ils peuvent aider :

  • les gens qui sont victimes de mauvais traitements
  • les gens qui ont vu quelqu’un d’autre être maltraité, et
  • les gens qui infligent les mauvais traitements

S’il y a des mauvais traitements ou des actes de violence chez vous, demandez de l’aide.

Si vous ou l’un de vos proches est victime de mauvais traitements ou d’actes de violence, demandez de l’aide immédiatement! Vous voulez peut-être protéger votre famille et ne pas briser le secret familial, mais il est très important que vous trouviez de l’aide.

Si vous ou quelqu’un de votre famille êtes en DANGER immédiat :

  • composez le 911 (si vous pouvez, allez dans une autre pièce ou chez le voisin pour téléphoner)
  • n’intervenez pas et n’essayez pas de protéger la personne qui a été blessée
  • restez à distance et trouvez un endroit sûr chez vous ou chez le voisin.

Si vous ne vous sentez pas en sécurité à la maison :

  • parlez à un professeur ou au psychologue de l’école
  • parlez à un adulte en qui vous pouvez avoir confiance, comme le parent d’un ami intime
  • appelez la police ou un travailleur social
  • Au N.-B. appelez à la ligne d’entraide Chimo, au 1-800-667-5005, dans la region de Fredericton 450-4357

Il est important de trouver assistance auprès d’un adulte qui peut vous aider, pas seulement un ami. Même s’il est important d’avoir des amis qui vous écouteront et vous soutiendront, ils ne sauront peut-être pas quoi faire pour vous aider.

Grandir en étant victime de mauvais traitements ne signifie pas que vous continuerez dans le même cercle vicieux. Si vous craignez de reproduire les mêmes comportements abusifs et violents dans vos propres relations, une fois devenu adolescent ou adulte, voici les bonnes et les mauvaises nouvelles.

D’abord, les mauvaises nouvelles. Les enfants qui grandissent dans des familles où il y a des mauvais traitements les prennent comme référence et peuvent les reproduire dans leurs futures relations. Ils peuvent penser que, pour arriver à leurs fins, ils doivent utiliser la force ou l’intimidation, et peuvent se transformer en agresseurs. Inversement, leur estime de soi peut être si basse qu’ils peuvent sentir c’est tout ce qu’ils ne méritent, et devenir des victimes.

Maintenant, voici la bonne nouvelle : vous avez le choix. Il est possible de modifier un comportement qui vous a été inculqué par votre famille. Il est aussi possible de tirer des leçons des défis auxquels vous êtes confrontés.

Voici ce que vous pouvez faire pour briser le cercle vicieux :

  • Vous informer sur les différences entre relations saines et relations abusives. Ce guide utile présente certains comportements qui sont nuisibles, ce qui peut vous aider à éviter des relations violentes ou à comprendre si vous souffrez d’une telle relation.
  • Consulter un psychologue. Il peut vous aider à gérer vos sentiments relatifs à ce que vous avez vu et connu. Il peut aussi vous aider à développer des façons plus saines de gérer votre colère.
  • Essayez de vous sentir mieux par rapport à qui vous êtes. Souvenez-vous que la violence que vous avez vue ou connue n’est pas votre faute. Un psychologue peut aussi vous aider à améliorer votre confiance en vous et votre propre estime.

Vous vous demandez comment trouver un psychologue? Adressez-vous au psychologue de l’école, à votre médecin de famille ou à tout autre adulte en qui vous avez confiance. Demandez-lui de vous aider à trouver des programmes communautaires qui peuvent vous aider. (Plusieurs communautés offrent des services pour les victimes de mauvais traitements ainsi que pour les agresseurs.)

 

Relations saines et relations abusives

Dans une relation saine, les conjoints :

  • s’écoutent mutuellement
  • prennent en considération les opinions et les sentiments de l’autre
  • se respectent, se font confiance et se soutiennent
  • reconnaissent les qualités et les accomplissements de l’autre
  • respectent leurs cultures respectives
  • décident ensemble d’avoir des rapports sexuels et à quel moment
  • se sentent en sécurité quand ils sont ensemble, que ce soit entre eux ou en présence d’autres personnes
  • s’encouragent mutuellement à passer du temps avec leurs amis et leur famille chaque fois qu’ils le désirent

Dans une relation abusive, l’un des conjoints peut :

  • ignorer les sentiments et désirs de l’autre
  • ignorer ou faire semblant de ne pas entendre l’autre
  • insulter l’autre
  • critiquer l’autre sur sa manière de s’habiller, de parler, de marcher, de danser, etc.
  • être jaloux lorsque l’autre est en compagnie d’hommes ou de femmes
  • être constamment soupçonneux à l’égard de l’autre
  • contrôler l’autre en le menaçant
  • contrôler le temps que passe l’autre avec ses amis et sa famille
  • mettre l’autre dans l’embarras ou se moquer de lui méchamment
  • jouer de mauvais tours à l’autre
  • révéler les secrets de l’autre
  • se comporter plus gentiment lorsqu’il est seul avec l’autre que lorsque ses amis sont présents
  • bouder quand l’autre ne fait pas ce qu’il veut
  • menacer de se suicider
  • inciter ou faire pression sur l’autre pour qu’il fasse des choses qui le mettent mal à l’aise
  • se mettre en colère ou recourir à des menaces ou à la violence pour obtenir ce qu’il veut
  • refuser d’accepter les limites établies par l’autre dans le contexte des rapports sexuels
  • bousculer ou frapper l’autre
  • s’emparer ou détruire ce qui appartient à l’autre
  • blesser ou menacer l’animal de compagnie de l’autre

Vous comportez-vous de cette manière vis-à-vis d’une autre personne, ou êtes-vous victime de l’un de ces comportements? Dans l’affirmative, vous pourriez être dans une relation abusive.

Que vous soyez l’agresseur ou la victime, cherchez de l’aide.

Parlez-en à un conseiller scolaire, à votre médecin de famille ou à un autre adulte en qui vous avez confiance. Demandez-lui de vous aider à trouver un psychologue ou un programme communautaire pour obtenir de l’assistance.

 

Q & A

Q:
Pourrai-je passer du temps avec mes deux parents?
A:

Dans la vaste majorité des cas, les enfants peuvent passer du temps avec leurs deux parents. Le temps que vous passerez avec chacun de vos parents et comment cela fonctionnera exactement dépendra des arrangements concernant la garde et le droit de visite.

Q:
Mes parents ne sont pas mariés. Doivent-ils traverser les mêmes étapes du procédé lors de leur séparation que les parents marié ?
A:

Les parents conjoints de fait—parents qui choisissent de vivre ensemble sans être mariés— n’ont pas à demander le divorce parce qu’il n’y a pas de mariage. Cependant, ils ont besoin de décider ce qu’il se passera pour leurs enfants et comment ils vont diviser leurs biens.

Q:
Je me sens vraiment affligé et confus face à la séparation de mes parents. Est-ce normal?
A:

Il est donc naturel — et tout à fait normal — d’éprouver des émotions intenses. Vous vous sentirez bientôt mieux. Il existe plusieurs façons de vous aider à vous sentir mieux et il y a des gens qui peuvent vous aider si vous en ressentez le besoin.

Q:
Puis-je faire quelque chose pour que mes parents reviennent ensemble?
A:

La plupart des parents se séparent après avoir fait de gros efforts pour sauver leur relation. Certains adolescents espèrent et croient qu’en s’efforçant d’avoir une conduite irréprochable, leurs parents reviendront ensemble.

Cependant, ce plan risque de ne pas fonctionner, car la décision de leurs parents de se séparer n’a rien à voir avec eux. Leur décision de se séparer ou de divorcer est définitive.

Q:
Qu’est-ce que mes amis diront quand ils découvriront?
A:

Plusieurs adolescents sont inquiets d’annoncer la nouvelle à leurs amis. Mais la séparation et le divorce sont vraiment chose commune aujourd’hui.

Les bons amis seront heureux que vous leur parliez. Vous être toujours vous-mêmes, même si votre famille change